« Il n'ose pas lever la main en classe, même lorsqu'il connaît la réponse. »
« Avant chaque nouvelle activité, il me dit qu'il n'y arrivera pas. »
« Il abandonne dès que c'est un peu difficile. »
La confiance en soi est devenue l'une des grandes préoccupations des parents. Nous aimerions tous voir nos enfants avancer dans la vie avec assurance, oser essayer, accepter de se tromper et croire en leurs capacités. Pourtant, cette confiance ne se construit ni avec des compliments répétés, ni en demandant simplement à un enfant de "croire en lui". Si c'était aussi simple, quelques phrases bien choisies suffiraient à transformer tous les doutes en certitudes.
La confiance est une construction beaucoup plus profonde. Elle prend racine dans les expériences que l'enfant vit chaque jour, dans la manière dont il découvre le monde, mais aussi dans la relation qu'il entretient avec son propre corps.
La confiance ne tombe pas du ciel
Nous avons parfois tendance à considérer la confiance comme un trait de caractère. Certains enfants seraient naturellement confiants, d'autres plus timides. Les recherches en psychologie du développement racontent une histoire bien différente.
Albert Bandura, psychologue canadien, a consacré une grande partie de ses travaux à ce qu'il appelait le sentiment d'efficacité personnelle. Il montre que la confiance ne naît pas d'abord des encouragements que l'on reçoit, mais de l'expérience répétée de réussir quelque chose, parfois modestement, puis de découvrir que l'on est capable de recommencer.
Un enfant construit sa confiance lorsqu'il grimpe sur un rocher après plusieurs essais, lorsqu'il apprend à faire du vélo malgré quelques chutes, lorsqu'il parvient à résoudre un problème qui lui semblait impossible ou lorsqu'il ose parler devant les autres, même avec une voix un peu tremblante.
Chaque petite victoire laisse une trace dans son cerveau.
Mais avant cela, elle laisse une trace dans son corps.
Le corps garde la mémoire de nos réussites
Avez-vous déjà observé un enfant qui vient de réussir quelque chose dont il se croyait incapable ?
Il ne dit pas toujours : « Mon estime de moi vient d'augmenter de 12 %. »
En revanche, son corps parle immédiatement.
Il se redresse.
Son regard s'éclaire.
Sa respiration devient plus ample.
Il marche différemment.
Il sourit sans même s'en rendre compte.
Le neurologue Antonio Damasio explique que le cerveau construit en permanence une représentation de nous-mêmes à partir des informations qu'il reçoit du corps. Nos sensations, nos postures et nos mouvements participent à la manière dont nous nous percevons.
Autrement dit, la confiance n'est pas seulement une idée que l'on entretient dans sa tête. C'est aussi une expérience profondément corporelle.
La peur de l'échec s'apprend... mais le courage aussi
Beaucoup d'enfants grandissent avec l'idée qu'il faut réussir du premier coup.
Sans le vouloir, nous valorisons souvent le résultat plus que le chemin. Nous applaudissons la bonne note, le dessin réussi ou la médaille, alors que les véritables apprentissages se cachent souvent dans les essais, les erreurs et les ajustements.
Le cerveau, lui, adore les erreurs. Elles lui permettent de créer de nouvelles connexions et d'affiner ses stratégies. Les neurosciences montrent même que l'apprentissage est plus solide lorsque l'enfant a eu l'occasion de se tromper avant de trouver la bonne réponse.
Il est donc possible que la phrase la plus rassurante qu'un parent puisse dire soit simplement :
« Tu n'y arrives pas encore. »
Ce petit mot, encore, ouvre une porte. Il rappelle à l'enfant que ses capacités ne sont pas figées et qu'elles continueront de grandir avec l'expérience.
La confiance se nourrit du mouvement
Depuis plus de dix ans, j'accompagne des enfants qui manquent de confiance. Bien sûr, chacun possède son histoire, son tempérament et son parcours. Pourtant, je retrouve souvent un point commun : beaucoup d'entre eux ont perdu le plaisir d'explorer.
Ils hésitent avant de grimper.
Ils craignent de tomber.
Ils évitent ce qu'ils ne maîtrisent pas déjà.
Petit à petit, leur monde devient plus petit.
À l'inverse, lorsqu'un enfant retrouve le plaisir de bouger, d'expérimenter, de sentir ses appuis, d'affiner son équilibre et de découvrir ce dont son corps est capable, quelque chose se transforme bien au-delà de ses compétences motrices.
Il découvre qu'il peut faire confiance à son corps.
Et cette confiance finit souvent par irriguer le reste de sa vie.
Jean Ayres, pionnière de l'intégration sensorielle, a montré combien les expériences corporelles jouent un rôle essentiel dans le développement de la sécurité intérieure et des apprentissages.
Encourager n'est pas pousser
Il existe une différence subtile entre encourager un enfant et le pousser.
Encourager, c'est croire en ses capacités tout en respectant son rythme.
Pousser, c'est parfois vouloir aller plus vite que lui.
Or la confiance ne grandit jamais sous la contrainte.
Elle grandit lorsqu'un enfant sent qu'il a le droit d'essayer, de se tromper, de recommencer et même, certains jours, de renoncer pour mieux revenir plus tard.
Les arbres ne grandissent pas plus vite parce que nous tirons sur leurs branches.
Les enfants non plus.
Ce que m'ont appris les enfants
Au fil des années, j'ai compris que la confiance ne se donne pas.
Elle se cultive.
Elle naît dans des milliers de petites expériences où l'enfant découvre, souvent avec surprise, qu'il est un peu plus capable qu'il ne l'imaginait.
C'est pourquoi, dans l'Écoute Dynamique du Corps, je ne cherche jamais à convaincre un enfant qu'il est formidable. Les enfants perçoivent très vite les discours qui sonnent creux.
Je préfère lui offrir des situations où il peut faire une découverte beaucoup plus précieuse :
« Tiens... je croyais que je n'y arriverais pas, et pourtant je viens de le faire. »
Cette phrase vaut toutes les leçons de confiance en soi.
Parce qu'elle ne vient pas d'un adulte.
Elle vient de son expérience.
Et cette expérience, personne ne pourra jamais la lui enlever.
La Méthode E.D.C s'inscrit hors du cadre de santé réglementé. C'est une technique naturelle, manuelle et énergétique. Elle vise le bien-être de la personne. La Méthode E.D.C vient en complément de votre parcours de soin. Elle ne remplace pas une consultation médicale.
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